Claudie Botté – Gourmie’s – la vitalité gourmande

Clé principale : Se faire confiance, et se donner les moyens de vérifier la cohérence du projet. Lorsque tout est aligné, réaliser le projet, c’est une question de mettre un pas devant l’autre pour le mettre en œuvre.

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Les barres Gourmie’s sortent sur le marché, véritables trésors de vitalité et de gourmandise. Claudie progresse pas à pas dans une nouvelle aventure.

 

A quand remonte votre projet ou votre engagement ? Dans quelles circonstances est-il né ?

Il y a trois ans… j’avais pris le train et lors d’une correspondance je cherchais quelque chose pour me restaurer ; aucun des snacks proposés ne me tentaient, et j’ai ressenti une bouffée de nostalgie pour les délicieuses barres que je trouvais lorsque j’habitais aux Etats-Unis. Et tout à coup je réalisai que rien ne m’empêchait de fabriquer de telles barres, pour pouvoir se nourrir sainement en toutes circonstances.

Quelle vision initiale aviez-vous ?

Créer des barres saines, répondant aux critères de la raw food*, que l’on puisse déguster en tout lieu. Très concrètement, ma vision était que ces barres soient disponibles dans le réseau des Biocoop, je les voyais emballées dans de jolies couleurs, et je me voyais en parler à de nombreuses personnes, expliquant la valeur de ce type d’alimentation.

Quelle était votre motivation ?

Fournir des aliments sains et savoureux, d’ailleurs notre marque est Gourmie’s, avec comme slogan « la vitalité gourmande ».

Qu’est-ce qui a déclenché la décision de lancer le projet ?

La décision a été prise dès ce moment où j’ai réalisé que tout était disponible pour pouvoir me lancer, que tout ce que j’avais acquis comme expériences jusque là, en particulier en tant que chef soucieuse de proposer une nourriture optimum pour la santé, toutes ces expériences contribuaient à rendre mon projet tout à fait réalisable.

Le projet est-il individuel ou collectif ?

Il a été individuel au départ, lorsque j’ai commencé à tester des recettes et à réfléchir, mais très vite d’autres personnes s’y sont intéressées, et nous sommes plusieurs à y travailler aujourd’hui, dont mon mari Guillaume, chef lui aussi.

Dans quelle phase êtes vous aujourd’hui (projet abouti, démarré, bien avancé…) ?

Le projet avance bien. Nous sommes dans la phase de lancement, de concrétisation ; nous répondons à des commandes et nos barres occupent les rayons de toutes les Biocoop locales (9), et 5 autres magasins bio ; elles seront bientôt proposées dans les machines de distribution de snacks dans une grande entreprise de notre région.

La vision initiale a-t-elle évolué avec le temps ?

Elle s’est précisée, surtout dans les aspects matériels et concrets, mais sinon nous avons toujours la même vision.

A quelles difficultés avez-vous été confrontés dans les différentes phases de la réalisation ?

Nous n’avons pas rencontré trop de difficultés, probablement parce que nous avons progressé par petits pas ; nous avons eu à résoudre surtout des questions liées à la concrétisation du procédé de fabrication.

Qu’est-ce qui a permis de les dépasser ? Quelles clés ?

Tout simplement, lorsque nous étions bloqués, nous avons systématiquement essayé d’autres méthodes, pour trouver celle qui conviendrait. Nous sommes toujours partis du principe qu’il y avait une solution, et qu’il nous fallait simplement la chercher.

Nous avons aussi fait appel à diverses compétences. Récemment j’ai fait appel à la Chambre de Commerce et de l’Industrie, et après avoir exposé mon projet, j’ai été surprise du nombre de ressources et contacts qui m’ont été proposés. Je me sens très soutenue, mais ce soutien se produit lorsque je fais la démarche de le solliciter. L’ouverture est un préalable à ce soutien.

Qu’est-ce qui a favorisé la réalisation du projet ?

Je dirais que l’élément essentiel pour moi est mon goût de l’aventure, que je partage avec mon mari. Il y a quelques temps, nous avons fait le point et nous nous sommes dit « Tous les éléments sont là, nous sommes dans notre nouvelle aventure. »

Intérieurement, je me sens en phase avec ce projet. C’est un peu comme si toutes mes expériences antérieures me permettent de me sentir suffisamment solide pour me lancer dans une aventure dont certaines dimensions me sont cependant inconnues. Et c’est précisément la perspective d’apprendre, de découvrir de nouveaux domaines qui me stimule.

Enfin, il y a aussi que ce produit arrive à un moment propice, la bio est en expansion, les consommateurs sont de plus en plus conscients de l’importance d’une nourriture de qualité.

Si c’était à refaire, quels conseils vous donneriez-vous ? à quoi êtes-vous vigilant ?

Je sais que le conseil que je me donne tout le temps c’est de vérifier que je suis bien en phase avec ce que nous faisons, surtout depuis que d’autres personnes se sont jointes à moi. J’estime que c’est ma responsabilité en tant qu’initiatrice de ce projet, de continuer de vérifier que les options qui sont soulevées sont bien en phase avec moi, et je prends le temps de le vérifier.

A votre avis, pour réussir, dans quel état d’esprit faut-il être ?

Il faut à la fois être motivé et relaxé, c’est-à-dire pas trop attaché au résultat, ne serait-ce que pour rester souple lorsque les choses ne vont pas tout à fait comme prévu. Pour entretenir un certain recul, il faut être investi, mais rester ouvert, prendre le temps d’explorer les feedbacks et propositions qui ne vont pas forcément immédiatement dans le sens qu’on avait prévu.

A vos yeux quelle est la clé principale pour avancer dans un projet ?

Se faire confiance, et se donner les moyens de vérifier la cohérence du projet. Cohérence vis-à-vis de soi, vis-à-vis de nos moyens, et vis-à-vis de nos ressources. Lorsque tout est aligné, réaliser le projet, c’est une question de mettre un pas devant l’autre pour le mettre en œuvre.

 

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